Barça-Espanyol une rivalité centenaire !

Leader en Liga, le Barça reçoit demain son voisin et ennemi par la même occasion : l’Espanyol Barcelone. La rivalité entre les “pericos” (supporters de l’Espanyol) et les “culés” (supporters du Barça) ne date pas d’hier. Le premier différent entre les deux clubs remonte à 1925. Chaque match est d’une intensité débordante. L’engagement et le désir de victoire ne manque pas.

Le match qui n'a pas eu lieu

Le 14 juin 1925, les forces de l’ordre décident de fermer le stade avant le début de la rencontre, après que les supporters aient hué la « Marcha Real », hymne national espagnol de l’époque. Cet incident a valu à Hans Gamper une suspension à vie de la présidence du Barça. La présidence revient en décembre 1925 à un ami du roi d’Espagne Alfonso XIII. D’après certains historiens, les Barcelonais étaient interdis de porter un maillot avec un écusson du Barça. Le slogan « Visca el Barça » a été associé rapidement un symbole de la répression catalane. Le drapeau blaugrana allant même jusqu’à remplacer le drapeau catalan « La senyera ».

Intensité, projectiles et drame

Un derby tragique a eu lieu en 1952. L’Espanyol s’est rendu au stade des Corts en tant que leader, avec six points d’avances, ce à quoi les supporters de Barcelonais ont répondu avec force en faisant éclater les tribunes du stade. On parle d’un mort et de dizaines de blessés. 

Amitié impossible

Ces rencontres ont également eu leur part de provocation. L’amitié entre Johan Cruyff et le défenseur des Bleus et Blancs, Fernando Molinos, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour les supporters. Les duels entre les deux joueurs ont été si épiques que le Néerlandais est venu faire des gestes à la défense des Bleu et Blanc pour le sortir de sa zone de confort. Cruyff était un joueur qui correspondait parfaitement à tout le monde et sur le terrain de football, vous étiez émerveillé par sa foulée, sa vitesse et son toucher, avec l’essence qui a caractérisé le Barca depuis tant d’années. Avec le temps, Cruyff et Molinos ont consolidé une amitié qui s’est toujours terminée sur le terrain de jeu.

A huit contre huit

En 2003, le derby catalan a été marqué par six expulsions effectuées par l’arbitre Pino Zamorano au cours du match. Trois joueurs de chaque côté ont dû quitter le terrain à cause de la haute tension observée au bord du terrain.

"El Tamudazo"

Le 9 juin 2007, le Barça affronte l’Espanyol Barcelone. Alors qu’il reste uniquement deux journées, le Barça se trouve premier du championnat ex-aequo avec le Réal Madrid. Les deux clubs sont à 72 points cependant, le Réal devance le Barça à la différence de buts. En même temps que le derby de Barcelone se déroule, les merengues se déplacent à Saragosse. L’Espanyol Barcelone n’a plus grand chose à jouer dans ce championnat et compte bien en profiter pour empêcher son voisin de remporter la Liga. Côté barcelonais, le titre ne tient qu’à un fil. Les socios espèrent un concours de circonstances afin d’être sacré.

Des circonstances favorables

Le match débute, les supporters sont scotchés aux radios dans le Camp Nou. 29e minute, ouverture du score de Raul Tamudo, le meilleur buteur de l’histoire de l’Espanyol ouvre le score d’une frappe pied droit qui termine sa course dans la lucarne droite. Peu après Milito ouvre le score pour Saragosse sur penalty suite à une main d’Helguera. Juste après, Van Bronckhorst inscrit un but… De la main pour les Blaugrana. Il déclenche une bagarre et reçoit un carton jaune. 43″ au Camp NouMessi égalise Fin de la première période, le Barça est provisoirement champion avec 75 points.

Une fin cruelle

Seconde période, le Réal marque à la 56e minute. Quelques secondes après, le Barça guidé par Messi inscrit un second but et prend les commandes du match 2 – 1 à la 57e minute. Puis, Milito inscrit un doublé et Saragosse repasse devant le Réal. Les deux matchs suivent leurs cours et toujours à Saragosse ; Van Nistelrooy recolle au score juste avant le temps additionnel. Le Réal repasse à 73 points, le Barça, lui, est toujours devant avec 75 points. Le bourreau Tamudo inscrit un but qui permet de finir le match sur un score nul et d’écarter le Barça de la course au titre. 

Le Barça et le Réal sont tout deux à 73 points suite à une folle soirée. Le Réal, reste devant à la différence de but et, est sacré champion d’Espagne la semaine suivante. 

Fusée, ultras et adieux

En 2008, les adieux au stade olympique de d’Espanyol avant l’inauguration de Cornellà-El Prat ont été marqués par le lancement de fusées éclairantes. Les radicaux du Barca ont tiré des fusées éclairantes sur les supporters des pericos, cet incident a entraîné la suspension du match pendant dix minutes, ce qui a permis aux deux parties de se calmer. Ce derby sera toujours reconnu comme étant le derby de la honte et celui du derby qui se jouait dans la rue plutôt que sur l’herbe , avec plus de fanatisme et moins de raison.

 

Tragédie

Au moment où la tragédie secoue un sport aussi beau que le football, tous les joueurs et tous les fans restent unis dans un bloc. Les Bleus et Blancs auront toujours en mémoire Dani Jarque , leur capitaine au cœur bleu et blanc. Tous les 8 août, les pericos rendent hommage à leur capitaine.

Andrés Iniesta est l’une des exceptions où la fraternité et le professionnalisme ont prévalu. Le milieu de terrain de La Mancha a toujours dit qu’il n’avait jamais conscience d’avoir enlevé son maillot lors de la finale de la Coupe du monde 2010. 

Le capitaine du club de football de Barcelone a reconnu plus d’une fois que la mort de son ami, Dani Jarque, l’avait surpris au pire moment émotionnel possible. En finale de la Coupe du monde 2010, Iniesta a marqué le seul but qui a permis à l’Espagne de remporter la victoire . Lors de la célébration, le capitaine de la roja s’est souvenu de son ami décédé , Dani Jarque, et en levant son maillot, a laissé voir un hommage qu’il souhaitait faire de son cœur: “Dani Jarque, toujours avec nous”. Cette phrase a conquis un public bleu et blanc qui depuis lors a toujours reçu une ovation de la part des supporters, rappelant l’importance du capitaine bleu et blanc de l’équipe, respecté de tous. La famille du joueur bleu et blanc, qui souhaitait remercier les marques d’affection, et l’épouse de Dani Jarque, ont symbolisé ce qui doit tellement prévaloir dans le football : la sportivité. 

Images : El Pais, Youtube

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Ilan

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